FIV, Procréation Médicalement Assistée… Suis-je  concernée ?

Il existe toutes sortes de situations où l’enfant pourtant tant désiré tarde à venir.
ma situation

Suis-je concernée ?

Nous essayons d’avoir un enfant depuis plusieurs mois et toujours pas de grossesse…
J’ai des règles douloureuses…
J’ai des cycles irréguliers…
Je tombe enceinte très facilement, mais je fais des fausses-couches répétées…
Je suis en couple et nous souhaitons avoir un enfant, mais nous rencontrons des difficultés dans nos relations sexuelles…
On m’a dit, au vu de mon passé médical, que j’aurai des difficultés à avoir des enfants…
Mes parents ont eu de grosses difficultés pour avoir des enfants…
Je suis inquiet(e), je me pose des questions sur ma fertilité…
On entend parler d’infertilité ou de stérilité dans notre entourage…

Si vous rencontrez des difficultés à avoir un bébé, si vous êtes en couple vivant sous le même toit - quel que soit votre statut marital - vous pouvez consulter un médecin gynécologue spécialiste de l’infertilité.

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À quel moment faut-il que je consulte pour un parcours de FIV ou de PMA ?

Le délai nécessaire pour obtenir une grossesse varie en fonction de l’âge des femmes.

Estimé à 25 % par cycle à 25 ans, il diminue progressivement pour être de l’ordre de 2 % par cycle après 43 ans.

Source : Exploring the relationship between age and fertility, Southern California Facility (lien).

Si vous avez des cycles réguliers, des rapports sexuels réguliers (2 à 3 par semaine), aucun antécédent médical ni symptôme spécifique, et que vous avez moins de 30 ans, accordez-vous un an d’essais avant de consulter. Dans tous les autres cas, un bilan peut être utile plus tôt, au moins pour faire le point et voir ensemble s’il faut assister médicalement la procréation.

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Qu’est-ce que je peux déjà faire pour augmenter mes chances de grossesse ?

1. Lisser la fréquence des rapports sexuels pendant le cycle

Il est recommandé d’avoir des rapports sexuels 2 à 3 fois par semaine (ou plus : contrairement à une idée fausse, il n’y a pas de maximum !) sans se soucier de la période d’ovulation.

Cibler les rapports sur la période dite « fertile » n’est pas très efficient car une période d’abstinence trop longue altère la qualité du sperme, sans compter que les rapports « programmés » en fonction de l’ovulation ont tôt fait de créer des tensions dans le couple !

N’oubliez pas que faire l’amour ne sert pas qu’à procréer : l’infertilité peut être une épreuve dans un couple, mettez tout en œuvre pour prendre soin l’un de l’autre…

Autre idée reçue : faire le poirier après un rapport sexuel. Pas besoin de faire de la gym, les spermatozoïdes sont mobiles, ils vont migrer dans l’utérus et dans les trompes quelle que soit votre position après le rapport.

2. Connaitre l’impact de son poids

Le poids seul n’est pas un indicateur. Il doit se calculer en fonction de votre taille afin de se traduire en IMC, indice de référence.

L’IMC se mesure comme ceci : indiquez votre poids (en kg) divisé par votre taille élevée au carré (m²) : par exemple une femme de 1,63 m dont le poids est 61 kg a un IMC de 61/(1,63) 2 = 23 kg/m²

L’objectif est un IMC compris entre 19 et 24,9 kg/m².

L’obésité (IMC supérieur à 30 kg/m²) et le surpoids (IMC entre 25 et 29,9 kg/m²), comme l’insuffisance pondérale (IMC inférieur à 18,9 kg/m²) peuvent altérer la fertilité spontanée et réduire les chances de grossesse.

Il faut en moyenne 3 mois de plus aux femmes en surpoids et 9 mois de plus aux femmes obèses pour obtenir une grossesse, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. L’obésité diminue la fécondabilité de 18 % (8 % pour le surpoids) par différents mécanismes :

  • Troubles de l’ovulation ;
  • Anomalies d’implantation embryonnaire ;
  • Risque plus élevé de fausses couches.

Afin de s’approcher au mieux d’un IMC entre 19 et 25, les recommandations sont :

  • Garder une activité physique régulière ;
  • Observer une alimentation équilibrée, sans grignotage, en limitant les apports sucrés et gras. Si besoin, l’aide d’un diététicien peut-être nécessaire.

Dans le cas particulier de l’obésité associée au syndrome des ovaires polykystiques, les publications scientifiques montrent qu’une perte de 10 % du poids permet une restauration des cycles ovulatoires avec une augmentation de 55 % de chances de grossesses.

3. Prendre en compte l’impact du tabac et du cannabis

Le tabac et les drogues ont une incidence forte sur votre fertilité.

Si vous ou votre partenaire fumez, votre risque d’infertilité est 2,4 fois plus élevé. Sachez également que le tabagisme passif est aussi délétère sur la fertilité spontanée et après Assistance Médicale à la Procréation (AMP). Le tabac et le cannabis entravent la procréation à plusieurs stades : 

  • Augmentation du délai de conception
  • Réduction de la réserve ovarienne et augmentation du risque d’insuffisance ovarienne
  • Risques plus élevés de fausses-couches et de grossesse extra-utérine (GEU)

Le cannabis est particulièrement toxique pour la qualité des spermatozoïdes. 
Il est donc recommandé de tout mettre en œuvre pour arrêter de fumer, seul.e ou accompagné.e par un professionnel de santé. Le Médipôle propose une consultation de tabacologie spécialisée.

4. Détecter et réduire les perturbateurs endocriniens

Qu'est-ce qu'un perturbateur endocrinien ?

Selon la définition de l’OMS, un perturbateur endocrinien est « une substance exogène ou un mélange qui altère les fonctions du système endocrinien (hormonal) et, par voie de conséquence, cause un effet délétère sur la santé d’un individu et sa descendance. »

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques capables d’interagir avec le système hormonal et d’altérer la fonction de reproduction en interagissant avec la synthèse, la dégradation, le transport et le mode d’action des hormones. Ces molécules se caractérisent par un effet toxique indirect via les modifications physiologiques qu’elles engendrent.Les sources d’exposition sont nombreuses : eau, air, aliments, conditionnement des aliments, tissus d’ameublement…

Selon le produit considéré, les perturbateurs déclenchent divers mécanismes d’actions :

  • Ils modifient la production de nos hormones naturelles (œstrogènes, testostérone) en interférant avec leurs mécanismes de synthèse, de transport, ou d’excrétion ;
  • Ils miment l’action de ces hormones en se substituant à elles dans les mécanismes biologiques qu’elles contrôlent ;
  • Ils empêchent l’action de ces hormones en se fixant sur les récepteurs avec lesquels elles interagissent habituellement.

Les conséquences des perturbateurs sont nombreuses

  • Altération des fonctions de reproduction ;
  • Malformation des organes reproducteurs ;
  • Développement de tumeurs au niveau des tissus producteurs ou cibles des hormones (thyroïde, sein, testicules, prostate, utérus…) ;
  • Perturbation du fonctionnement de la thyroïde, du développement du système nerveux et du développement cognitif ;
  • Modification du sex-ratio…

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site de l’INSERM.

Comment limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens ?

J’ai des règles douloureuses… c’est de l’endométriose Docteur ?

L’endométriose se définit comme la présence de tissu endométrial (cellules très spécialisées normalement présentes uniquement à l’intérieur de l’utérus) en situation ectopique, c’est-à-dire en dehors de la cavité utérine.

On en trouve le plus fréquemment dans le pelvis, au contact des ovaires, de l’utérus, de l’intestin, des trompes, mais il peut arriver plus rarement qu’on en retrouve très loin du pelvis (poumons, fosses nasales, cerveau). La présence anormale de ces cellules endométriales se traduit par des douleurs en fréquence et en intensité variable :

  • Des dysménorrhées (douleurs de règles) ;
  • Des dyspareunies (douleurs profondes au moment des rapports sexuels) ;
  • Une dyschésie (douleurs à la défécation en période prémenstruelle) ;
  • Une dysurie (difficulté à uriner) ;
  • ... et une baisse de la fertilité.

C’est une pathologie fréquente (environ 30 % des femmes qui consultent pour infertilité), mais 80 % des femmes qui ont de l’endométriose ont une bonne fertilité !

Il existe d’autres causes fréquentes de douleurs pelviennes, mais le diagnostic d’endométriose sera systématiquement recherché si vous avez des règles douloureuses.

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La stérilité psychologique… parlons-en

L’infertilité, l’incertitude et les aléas du parcours

La situation d’infertilité, les espoirs, les déceptions, l’ascenseur émotionnel, l’incertitude sur l’avenir sont facteurs de stress : il est important de se garder des « soupapes » et de prendre soin de son couple qui peut vite pâtir de cette situation.

La culpabilité

« Tu ne connais pas assez bien ton corps », « tu y penses trop », « tu n’y arrives pas parce que tu fais une fixation », « tu es infertile parce que tu es trop stressée / tu te mets trop la pression », « tu mets la pression à ton conjoint », « arrête d’y penser (mais n’oublie pas ton acide folique !) »… 

Quelle que soit la cause de l’infertilité de votre couple, vous n’en n’êtes pas plus responsable que de votre taille ou de la couleur de vos yeux. Alors un mot d’ordre : on arrête de se culpabiliser !

Nous serons là pour vous le rappeler, vous soutenir et vous accompagner dans les moments difficiles.  Et nous serons aussi présentes pour partager avec vous les moments de bonheur !

L’accompagnement psychologique

Les dimensions corporelles et émotionnelles sont également mobilisées pendant la prise en charge en Procréation Médicalement Assistée. Cette démarche fait suite à la blessure d'un vécu d'infertilité. Nous vous proposons de rencontrer notre psychologue spécialisée en périnatalité qui peut vous accompagner quand vous le souhaitez.

Notre psychologue traite avec vous des différents enjeux et questions liés au traitement ou lors de certaines étapes générant des tensions ou du stress qu’on ne parvient plus à gérer seul(e) et/ou en couple de manière satisfaisante. Le temps pris avec la psychologue permet de se poser, et de déposer ce qui se vit, puis de « dénouer » ce qui se passe, afin de mieux préparer et vivre la suite du traitement.Elle vous recevra pour des entretiens ponctuels ou un suivi à plus long terme en fonction de vos souhaits et de vos besoins.

Nous saurons aussi vous conseiller pour un accompagnement plus spécialisé en acupuncture, sophrologie, hypnose…

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Le rôle du médecin sexologue

Le médecin sexologue propose une prise en charge des difficultés sexuelles féminines et masculines en individuel et/ou en couple. Les traitements proposés portent sur différentes problématiques.

Pour les femmes

  • Manque de désir ;
  • Troubles de l’excitation et de la lubrification (sécheresse vaginale) ;
  • Douleurs et/ou difficultés à la pénétration (dyspareunie, vaginisme) ;
  • Difficultés à atteindre l’orgasme ; 
  • Difficultés sexuelles liées à la grossesse, au post-partum, ou à la ménopause ;
  • Hypersexualité ;
  • Addiction sexuelle (y compris à la pornographie).

Pour les hommes

  • Problèmes d’érection (organiques et psychologiques, homme jeune ou plus âgé) ;
  • Troubles de l’éjaculation (éjaculation précoce, absence d’éjaculation ou retard à l’éjaculation) ;
  • Manque de désir ;
  • Hypersexualité ;
  • Addiction sexuelle (y compris à la pornographie).

Pour le couple

  • Mariage non consommé et stérilité d’origine sexologique ;
  • Mésententes ou difficultés sexuelles conjugales ;
  • Difficultés de communication et mésententes relationnelles ;
  • Hypersexualité ;
  • Crises conjugales.
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